Le pouce encourage, félicite.
L’index, lui, pointe et sait aussi faire patienter.
Le majeur, c’est le plus grand, le plus fort. Debout, seul au milieu de ses frères, il envoie balader haut et fort ceux qui le provoquent.
L’annulaire est fidèle et attachant. C’est lui qui porte fièrement l’alliance.
L’auriculaire, c’est le petit dernier de la famille. C’set celui tout au bout. Il sert à … ça dépend. D’un endroit à l’autre dans le monde, son signifiant change.
Aux États-Unis, on s’entortille les petits doigts pour jurer et promettre. À l’origine de cette tradition, celui qui brisait son serment se voyait amputé d’une partie de son auriculaire. Cette coutume barbare avait très clairement l’avantage de faire savoir aux uns le degré de confiance que l’on pouvait accorder aux autres…
Quand Monsieur X et Monsieur Y se serrent la main et que les auriculaires sont en l’air, on sait d’emblée deux choses. La première, c’est qu’on est probablement en Israël et la deuxième, c’est qu’on est assurément face à deux personnes qui se réconcillient.
En Inde et en Indonésie, lorsqu’une personne tient son petit doigt dans les airs, c’est pour signifier une envie d’uriner. Au moins, ça a le mérite d’être clair.
Les Turcs et les Colombiens, eux, unissent leurs auriculaires pour parier. C’est un genre de contrat, une manière de sceller la gageure.
Au Japon, lors d’une conversation, tenir les deux petits doigts de l’autre interlocuteur signifie que l’on considère cette personne comme un ami. Une pratique qui tend cependant à disparaître puisque la nouvelle génération trouve cette manière de faire de plus en plus démodée.
Et les Russes, lorsqu’ils s’embrassent avec la langue, ils se tiennent les petits doigts… c’est mignon.
Pour terminer ce tour d’horizon, sachez que dans les Balcans, lorsque l’auriculaire d’un homme est coffé d’un ongle démesurément long, le message sous-jacent est les suivant: célibataire cherche femme. 