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Taquiner le petit poisson des chenaux

Les Québécois sont d’irréductibles pêcheurs (à ne pas confondre avec pécheurs). Bref, comme les lacs sont théoriquement gelés quatre mois par année, rien d’étonnant à ce que la pêche sur glace rejoigne autant d’adeptes. Et ce, même à 30 sous zéro.

Il faut d’abord attendre que la glace soit suffisamment solide, qu’elle atteigne une bonne trentaine de centimètres d’épasseur, avant de s’y aventurer. À l’aide d’une perceuse spécifiquement conçue pour ce genre de menue besogne, on creuse un trou dans la glace, trou à l’intérieur duquel on laissera descendre une corde garnie de deux hameçons et d’un poids. Puis, on appâte la ligne, soit de crevettes, soit de foie de porc, et il suffit d’attendre un verre à la main (ou une tasse ou un sandwich), bien à l’abri dans l’une des petites cabanes toutes équipées. Sans blague, certaines sont tellement bien pourvues qu’on pourrait les qualifier de chalets. Eh oui! La pêche sur glace est malgré tout considérée comme un sport…

La plus haut lieu de pêche blanche au Québec, c’est certainement Sainte-Anne-de-la-Pérade, dans l’estuaire du Saint-Laurent. Tous les hivers, un nombre sans cesse grandissant de touristes vont y taquiner le poisson. Et qu’est-ce que les grands sportifs attrapent lors de leurs parties de pêches hivernale? Des petits poissons des chenaux, ou poulamons atlantiques (ce qui est exactement la même chose)! Les petites bêtes frétillantes mesurent entre 150 et 185 mm et pèsent entre 45 et 570 grammes. Contrairement à la pêche traditionnelle, les prises sont assurées. C’est qu’ils sont voraces ces poissons. Le nombre de prises permises varie d’un endroit à l’autre, mais une chose est certaine, il est possible d’en attraper amplement pour se préparer un bon petit souper!54C932A199144EA0A3C3EC38BFCCB