Le Guggenheim. On dirait le nom d’une espèce en voie de disparition. Pourtant, on pourrait dire sans se tromper que le Guggenheim (ou les Guggenheim, puisqu’ils sont cinq dans le monde) contribue, au contraire, à la pérénnité des espèces. Cependant, on parle d’espèces artistiques, puisque Guggenheim est synonyme de musées.
Et le plus étonnant des Guggenheim est sans conteste celui que l’on retrouve à Bilbao, en Espagne. Son architecture à elle seule constitue une oeuvre d’art à part entière. Les formes sinusales qui composent sa structure donnent un mouvement sensuel à sa façade et suggèrent les pourtours de ce qui pourrait être un bateau: Choix esthétique qui se fond avec le décor puisque le Guggenheim de Bilbao est situé en bordure de la baie de Biscay.
Il aura fallu quatre ans pour construire ce musée qui a finalement ouvert ses portes le 19 août 1997. Et depuis, c’est près de 10 millions de visiteurs qui ont franchi le tourniquets à l’entrée. En dix ans, plus de 90 expositions ont tenu résidence entre les murs du Guggeneim. La collection du musée recèle des oeuvres qui datent du milieu du xxe siècle jusqu’à nos jours. On y retrouve surtout des pièces qui appartiennent à l’époque de l’après-guerre et qui viennent d’Europe et des États-Unis. Le musée laisse une place de choix au oeuvres interactives, car elles cadrent avec la mission du Guggenheim, soit de favoriser les échanges de toutes sortes. En plus, au musée de Bilbao, l’art moderne et l’art contemporain se conjugent pour offrir aux visiteurs des peintures et des sculptures accessibles et intelligibles pour le plus grand nombre.
À l’entrée du Guggenheim, il y a Maman, l’araigné géante, qui se tient fièrement devant les flashs instants des touristes impressionnés face à tant d’immensité. Maman, c’est l’oeuvre de la talentueuse Louise Bourgeois, et autant l’araignée est devenue populaire grâce au musée, autant elle a contribué à son essor. Les deux sont maintenant artistiquement indiscociables. 










