La culture passe par l’art. Donc en voyage, rien de plus normal que de courir les musées. Mais parfois, leur atmosphère poussiéreuse devient un peu barbante…
Voici une autre option : la tournée desgraffitis, des tags, des fresques et des flops. Ces immenses dessins porteurs de messages et d’histoires sont accessibles dans toutes les villes. Gratuitement!
On les retrouve principalement en cinq lieux distincts : dans les endroits désaffectés, dans les gares, en bordure des routes, dans les rues, et sur les camions. Il suffit d’ouvrir l’oeil… et l’esprit.
Sans être chauvin, disons que la ville de Sherbrooke est une mine d’or en matière de graffitis. L’échangeur de Grande-Fourche, le Pont Terril, l’intersection de la rivière Magog et Saint-François n’en sont que quelques exemples. D’ailleurs, ils sont tous répertoriés et archivés surwww.graffsherbrooke.com.
Il y a aussi les rames du métro de New York, à voir absolument. Elles regorgent de tags si sophistiqués qu’on dirait de la typographie. Sans parler de ces campagnes de pub qui utilisent désormais les graffitis comme véhicule.
Au nombre des incontournables s’ajoutent le quai de la Seine, les palissades du Louvre et du centre Georges-Pompidou, le terrain vague de Stalingrad et bien entendu, les cités et les banlieues de la Ville lumière.
Puis il y a Barcelone et El pez, rendu célèbre grâce à ce joyeux poisson qu’il graffite un peu partout sur les murs de la ville. La bouille sympathique de ce vertébré aquatique vaut franchement le détour.
La liste de ne saurait être complète sans les surprenantes portes de garage qu’on peut admirer surLilac Alley, Shotwell Street, Clarion Alley et Balmy Alley à San Francisco.
En somme, un tour sur le Web suffit pour se concocter un circuit sur mesure. Quelques clics sur des sites tels que www.bombingscience.com et www.marquis-art.com, et l’affaire est dans le sac! Vous y trouverez de l’info sur cet art, que certains qualifient de vandalisme, et sur les lieux où sévissent les artistes de la pénombre.


